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Mythes et réalités
Pauvre lui, il est tellement stressé ces temps-ciToute personne vit des périodes de stress, de tension. Le stress n’excuse en rien le recours à la violence. Stress ou pas, les hommes violents s’autorisent à utiliser la violence contre leurs proches. Il a perdu le contrôle…ou est-ce une prise de contrôle? Souvent on pense que la violence est une perte de contrôle. La plupart des explications des hommes à comportements violents énonce leur violence par une perte de tout contrôle. Loin d’être en perte de contrôle, c’est davantage une prise de contrôle. L’individu qui utilise la violence envers sa famille fait le choix d’y avoir recours. Personne n’est responsable des gestes, de la violence verbale (paroles dénigrantes) de l’autre. La violence est inacceptable. Le viol conjugal… Jusqu’à 1983, le viol entre conjoints n’existait pas aux termes de la loi. Le devoir conjugal – suivant les mots de l’Église – faisait partie des «services» qu’un homme pouvait attendre de sa conjointe dans le cadre du mariage. Aujourd’hui, le viol, qu’il soit commis par le chum ou le mari, est considéré comme un acte criminel, au même titre que le viol commis par un étranger et peut faire l’objet de poursuites judiciaires. Toutefois, malgré l’évolution des mentalités, on constate que la notion de devoir conjugal teinte, encore aujourd’hui, les rapports entre les hommes et les femmes et que celles-ci ont souvent du mal à reconnaître les agressions sexuelles dans leurs rapports avec leur conjoint. Le viol consiste à astreindre une femme à des rapports sexuels dans un climat de peur ou sous la menace de violence physique,. Le viol, comme toute forme d’agression sexuelle, a pour but de dominer, de contrôler et d’humilier la victime. Le caractère privilégié et intime de la relation amoureuse ne donne pas le droit à l’homme de contrôler ainsi sa partenaire et de l’humilier; il n’enlève pas non plus l’obligation de communiquer et de s’assurer du consentement de sa partenaire. La relation sexuelle sans consentement constitue un VIOL! Peut-il changer? Parfois la femme victime de violence croit pouvoir, avec beaucoup d’amour, changer son partenaire. Mais qui peut prétendre avoir le pouvoir de changer quelqu’un? Le désir de changement part de l’individu à compter du moment où il reconnaît qu’il doit améliorer ou changer un aspect de sa personnalité. Ce type de changement implique donc la reconnaissance d’un problème, la volonté d’y remédier et de prendre les moyens nécessaires pour y arriver. L’amour le plus attentionné, compréhensif et soutenant n’a aucun pouvoir là-dessus. La limite à laquelle une personne peut être confrontée est celle d’exprimer clairement son malaise ou son désaccord à certains comportements de son partenaire. Ce constat est parfois difficile parce qu’il oblige à faire un choix : accepter de vivre dans une relation où je n’ai pas de pouvoir de changement sur l’autre, ou refuser de vivre cette situation et rompre la relation en question. Dans les deux cas, la décision implique des renoncements douloureux. Ne t’inquiète pas il est parti, il ne reviendra plus… La femme qui a quitté son partenaire peut être victime de violence longtemps après la rupture. Monsieur continuera à exercer du contrôle sur la vie de sa conjointe. La violence conjugale est plus fréquente dans les milieux défavorisés C’est un professionnel il ne peut être violent Il n’y a pas aucun profil type de la victime ou de l’agresseur. Il est faux de croire que la violence conjugale ne se produit que dans les milieux défavorisés. La violence se retrouve dans tous les groupes ethniques, raciaux, sociaux, économiques, dans une relation maritale, extramaritale ou amoureuse et se retrouve à tous les âges de la vie. Nous ne comprenons pas pourquoi malgré toute la violence vécue la femme ne quitte pas immédiatement le conjoint à comportement violent La femme est souvent incapable de rompre avec son conjoint;
Il est important de préciser que la rupture ne met pas fin à la violence. Même après la séparation, le partenaire peut encore menacer, harceler utiliser la violence psychologique, verbale, etc. Les femmes sont responsables de la violence; Peut-on provoquer la violence chez l’autre? Personne n’est responsable de la violence de l’autre. Le conjoint qui utilise la violence en est le seul responsable. La violence est un comportement choisit et utilisé comme moyen pour contrôler. Rien ne justifie la violence. S’il ne consommait pas il ne serait pas violent C’est souvent en prétextant la consommation que le conjoint se déresponsabilise de ses comportements violents. S’il se sait violent lorsqu’il consomme pourquoi ne cesse t’il pas? Les hommes à comportements violents le sont avec leur conjointe, leur patron, leur collègue de travail etc. La violence du conjoint est rarement sue de ses amis, de ses collègues de travail etc. Il est souvent le charmant voisin. Pourquoi arrive-t-il à se contrôler devant les autres et se permet-il la violence envers sa conjointe et ces enfants? « Frapper mon contremaître après une altercation? Jamais, je serais immédiatement congédié! ». Avouez que la perte de contrôle ainsi sélectionnée et choisie est questionnable?! Il ne lui touche pas, les mots, sa jalousie, son contrôle c’est qu’il tient beaucoup à elle La jalousie, les humiliations, les mots dévalorisant, les regards (que l’on craint), sont aussi dévastateurs que la violence physique. La perte d’estime de soi, de confiance en soi, la dépression sont souvent conséquente des autres formes de violence. Nous ne devons pas minimisées ces formes de violence. Ne pas s’y méprendre, parfois malgré les attentions excessives que démontre le conjoint s’y cache le contrôle. Qu’en est-il de la jalousie? La jalousie peut être un signe que l’on considère l’autre partenaire comme sa possession; Le conjoint prétend qu’il est jaloux et qu’il contrôle sa partenaire parce qu’il l’aime, parce qu’il a peur de la perdre et parce qu’il tient à elle. Ou encore, il l’insulte, l’empêche de voir ses amies, lui dicte ce qu’elle doit porter parce qu’il sait ce qui est bien pour elle. (D’ailleurs souvent il l’aura isolé de sa famille, de ses amis etc.) Lorsque la jalousie devient limitative et qu’elle, restreint la liberté de l’autre on parle de contrôle. Le contrôle est manifestement une forme de violence. |